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Nos chers chiens de garde
Le petit microcosme parisien de la presse, Libé en tête, s’est largement mobilisé pour dénoncer l’affaire « Vittorio de Filippis », cet ancien directeur de la rédaction, mis au ballon pour une affaire de diffamation, est devenu en une poignée d’heures le symbole d’une presse que l’on bafoue, piétine, martyrise, j’en passe et des meilleurs.
Libération, pas en reste dans l’auto-complaisance, se féliciterait presque du rappel à l’ordre de notre überprésident. On notera le glissement sémantique : l’affaire « Vittorio de Filippis » devient l’affaire Libération. Le quotidien n’hésite pas à comparer cette triste affaire avec celle franchement détestable du journaliste Denis Robert et, tenez-vous bien, avec celle de Charlie Hebdo sur les dessins de Mahomet. Confusion des genres ou hypocrisie médiatique ?
On atteint des sommets, lorsque le même journal, faisant un incroyable boulot d’investigation titre dans son édition d’hier sur une autre affaire, celle du sabotage du réseau TGV : « Pour l’Intérieur, la voie du terrorisme était toute tracée ». Un oubli sans aucun doute, lorsqu’on sait que ledit journal avait fait sa Une ainsi « L’ultra-gauche déraille » alimentant par cette seule sentence le nouveau syndrome oligarchique : un nouvel ennemi intérieur sévit, les « anarcho-autonomes ».
Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît, dit-on généralement. Nos bons chiens de garde devraient de temps à autres se le rappeler.
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Moi je suis assez effaré par ce tapage autour d’un type qui a tout bonnement décidé de ne pas répondre à plusieurs convocations au tribunal. Cet élément là est juste à peine mentionné… Bordel, c’est qui au départ qui bafoue la justice ?
Oui en effet, tu as raison de me rappeler ce point-là. Enfin disons que cette affaire est une tempête dans un verre d’eau.
Elle n’a aucun intérêt sauf de mettre en exergue une violence policière de plus en plus établie.
La mise à pas de Denis Robert est une véritable affaire, les journalistes qui font réellement leur boulot, tués comme cette journaliste russe dont je ne me souviens plus le nom, c’est une véritable affaire inquiétante…
Qu’un journal devenu bobo, pleurniche ainsi, c’est simplement manquer de respect aux vrais autres journalistes.
Bon suis-je en colère ? oui et de plus en plus
Anna Politovskaya (ou quelque chose d’approchant) pour la journaliste russe (enfin je crois).
C’est assez drôle, parce qu’hier pour ma revue de seamine, j’ai rédigé quelque chose s’assez proche sur cette affaire de Filippis (tu verras dimanche)
Comme quo, les (mauvais) esprits se rencontrent.