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L’année 2008, s’il en est
Benga – Diary of An Afro Warrior
L’univers Dubstep est ce qu’il est. Quelques milliers d’artistes abreuvent ce sillon chaque jour et non sans peine, l’auditeur a du mal à s’y retrouver parmi la tonne d’Extended Play et DJ/Producteurs. J’ai fini par croire que le Dubstep était un genre à part, qui vivait sa part d’ombre avec beaucoup d’énergie et de joie. Ce genre aime se tapir ainsi tant qu »il n’emprunte pas les voies du Trip Hop ou autres soeurs métissées pour se rappeler à notre bon souvenir, de temps en temps. Nul besoin donc de chercher de midi à quatorze heures. Puis, un artiste décide de casser ce train-train d’un coup d’épaule violent. En 2008, Benga a 21 ans et déjà un long passé de DJ/Producteur avec Skream, notamment. Ce jeune prodige signe avec Diary of An Afro Warrior, un premier album éblouissant de maîtrise. Il faut dire que l’intro basse de Zero M2 avec ses touches jazzy et hardcore. Benga déroule ainsi et aligne morceau après morceau, un disque taillé pour les dancefloors. Qui ne bouge pas sur Night ou l’énorme Crunked Up n’a jamais réellement dansé de sa vie.
[A écouter]
Benga – Crunked Up
Ils eurent leur décennie la fine équipe de Bristol. Les 90′s leur ont été totalement dédié, ils ne partagèrent leur couronne qu’avec le simili-punk Grunge. Jusqu’à la panne sèche. Avouons-le le trip-hop n’a jamais dépassé le stade de l’étiquette accrochée au col du manteau. Il faut voir dans quel état se retrouve aujourd’hui Massive Attack. Tricky essaie de se réinventer mais a du mal à trouver sa propre voix. Il ne restait plus que la tentative en solitaire de Beth Gibbons pour relever le niveau. Mais était-ce encore du trip hop ? Portishead, c’était 2 excellents albums studio et un live à faire retourner les morts dans leur tombe. Fondamentalement, j’admire toujours les groupes qui se reforment, lorsqu’on sent que ce n’est pas l’appât du gain qui les motive. C’est le cas de Portishead. Revenir après un silence de 10 ans, c’est se confronter artistiquement au son des autres. Confusément, je savais que le trio ne reproduirait pas la même chose et force est d’avouer que je ne m’attendais pas à ça. Pourtant est-ce si étonnant ? Portishead n’a-t-il jamais été le groupe le plus krautrock des 90′s ? Si une personne n’a pas eu des frissons à l’écoute de The Rip ou du monstrueux Machine Gun me jette la première pierre.
[A écouter]
Portishead – The Rip
Fin 2008. L’été est passé ou était-ce avant ? Mes souvenirs sont flous. Je découvre Jacaszek. Je ne connais pas la Pologne, je n’y ai jamais mis les pieds, pourtant j’entretiens avec quelques uns de ses artistes, une relation passionnée et tourmentée, notamment en théâtre et en musique. Jacaszek est entré par effraction dans ma vie. Au hasard d’un mp3 blog. Ce fut le coup de foudre. Cette musique du froid m’a réchauffé plus que n’importe quelle autre musique. C’est une musique religieuse, où l’âme aime à se reposer. On y plonge la tête la première, en espérant que cette grâce divine vous touche un peu. Un tout petit peu. Suffisamment pour repartir le coeur allégé et l’âme en paix. Déroutant, à plus d’un titre. Un album que je n’attendais pas et qui s’est imposé avec force, depuis.
[A écouter]
Jacaszek – Lament
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