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Et le corps, et le cerveau, et le coeur…
Lancinant ou d’une violence rare,
Parfois inachevé, souvent absolu,
Une tension sourde qui explose de mille feux,
Et la révolte,
Et l’embrasement,
Et le coup d’état,
Etre dévasté(e), désaxé(e), presque perdu(e)
Dans un univers de troubles enchantés
Où règne une force despotique
Et la brutalité,
Et l’éblouissement,
Et l’abandon,
Jamais ne devient une habitude
Toujours une surprise, une étincelle, une déflagration,
Se tendre comme un arc vers cette issue fatale
Et l’ivresse,
Et la chute,
Et le vide,
Une respiration qui brutalement s’accélère,
Un visage qui se crispe et se détend,
Le sang qui afflue, bouillonne d’ardeur, se répand,
Et le soubresaut,
Et la contraction,
Et le spasme,
Une tempête sans âge et sans but,
Un orage millénaire, une force antédiluvienne,
Un torrent ancestral qui emporte tout,
Et le corps,
Et le cerveau,
Et le cœur,
Une humidité, un glissement, une moiteur,
Des râles, un cri, des soupirs, une plainte, des silences, un feulement,
Une main qui s’accroche, griffe, ou s’abandonne,
Et le plaisir,
Et le sourire,
Ou les larmes,
Une émeute des sens : mutinerie des émotions et effervescence de l’âme
Se fondre dans l’eau de l’autre, échapper à l’espace et au temps, le corps irradié
Comme un incendie d’eau
Encore,
Et encore,
Et encore,
Quand la bestialité reprend tous ses droits,
Où l’humanité s’anéantit,
Pour siéger à droite de Dieu,
Et l’éternité,
Et les ténèbres,
Et l’immortalité,
Un basculement de l’être, un voyage vers l’oubli,
Dans un ailleurs rayonnant, un au-delà lumineux,
Un monde sans limites, une terre brûlée,
Et la plénitude,
Et la profondeur,
Et les abysses,
Par delà la jouissance,
Ni paradis, ni enfer,
La petite mort,
L’orgasme est une révolution…
[A écouter]
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La boue à Woodstock c’est vraiment obligatoire.
La boue à Woodstock, c’est obligatoire.