Du trop plein de chronique

Il est des articles qu’on aimerait ne pas écrire. Mais l’inflation galopante est telle que je me sens obligé de prendre mon plus beau clavier et dire ce que je pense, surtout lorsqu’on veut nous faire croire que la multitude est bonne pour la santé. Il en va aujourd’hui des webzines musicaux comme des savonnettes, à savoir qu’il y en a beaucoup et la plupart glisse entre les touches du clavier. Ces temps derniers, nous avons vu fleurir bon sur quelques sites dont je tairai le nom,  des conseils sur comment écrire une chronique ? ou plutôt comment écrire une bonne chronique ? Sujet particulièrement captivant par sa vacuité, surtout lorsqu’il confond allègrement critique et chronique.

Proust, Sainte-Beuve ou plus récemment George Steiner et Pierre Jourde ont su nous expliquer ce qu’était une bonne ou mauvaise critique,  leurs écrits référencés, argumentés et passionnants touchaient au plus près la substantifique moelle de cet art majeur tant décrié et surtout incompris. Car, une critique, mes amis, est l’art de savoir juger une oeuvre d’art. Oui c’est un art , il y a même des écoles de pensée, des théoriciens de la critique dont le but est de toucher au plus près  l’oeuvre par le prisme du jugement formaliste (Proust) ou positiviste (Sainte-Beuve). La critique n’est donc certainement pas un avis. Le critique se fiche de l’avis comme de sa première chemise, de même il porte à la lanterne tout ce qui s’apparente au goût.

Jugement ? Avis ? Le pauvre godillot du web pensera, à tort, que ces deux mots veulent dire la même chose. Je leur laisse le soin de consulter le seul dictionnaire digne d’intérêt de nos jours : le Petit Robert. Non pas Google, vilains sacripants, apprenez à savoir utiliser un dictionnaire papier. Cet exercice peut s’avérer utile, pour l’avenir.

Mais, amis lecteurs, revenons à notre définition initiale. Qu’en est-il de la chronique ? La chronique, mes amis, relate les faits. Elle raconte une histoire, dans l’ordre chronologique si possible. Ça peut être aussi un article qui traite d’un même sujet dans un journal. Une chronique n’a pas pour principal fondement de donner un avis ou un jugement. Une bonne chronique est généralement neutre. C’est un exercice éditorial passionnant et les plus grands journalistes y excellent.

Cet exercice de définition étant terminé, tournons-nous maintenant vers notre trop plein de chronique/papier/brouillon que la blogosphère musicale nous assème à grands coups de Bible sur la tête, quotidiennement. Il est un fait que personnellement, j’ai de plus en plus l’impression de naviguer dans un univers intellectuellement et culturellement inepte. Lorsque celui-ci n’est pas intéressé par un classement bidon, la quête du St Graal semble être devenue l’ultime raison pour pondre au kilomètre des chroniques/papiers/brouillons. Entendez par là que ces bonnes âmes tueraient pères et mères pour avoir un disque ou une place de concert, gratuitement. De fait, lorsqu’on les lit, on se demande si la sincérité de leur propos n’est pas à mettre au diapason des bienfaits (ou pas) prodigués  par l’attaché de presse. On est bien loin ici de l’esprit qui animait les premiers audioblogs français, pour qui le maître-mot était échange et surtout entraide, surtout lorsque l’un des leurs étaient menacés par la méchante SACEM.

Cet esprit a disparu, remplacé par le malin mercantile. Il n’est que de parcourir les allées virtuelles de n’importe quel webzine musical ou audioblog pour apprécier la rhétorique gastronomique dont s’accompagne les articles. Cela en est même devenu l’accommodement indispensable, au même titre que le commentaire tend à avoir plus d’importance que le texte. Il ressort surtout que désormais, dans le domaine musical, l’appellation ne sert plus qu’à palier l’absence de ce qu’elle désigne. C’est par un étrange retournement de langage qu’aujourd’hui, on admet bien volontiers la suprématie de l’avis argumenté, désigné allègrement par le terme chronique. Alors même que le mot est détourné, on lui reconnait une position ultime. Il ne manque plus qu’à la panoplie, le tampon « appellation d’origine contrôlée » pour que le tour de vis soit effectué.

Et c’est donc dans ce cadre pré-défini que nos amis godillots s’empressent de donner leurs précieux conseils sur comment écrire une bonne critiquehronique ? On m’objectera qu’ils ont le droit de dire ce qu’ils pensent, que je suis un pisse-vinaigre, etc. Oui, assurément, certes… Et c’est pourquoi il est temps d’affirmer haut et fort que toute cette glose savante provoque en moi une dyspepsie aigüe. Car mal m’en a pris, j’ai failli tout lire. Mais dès la première concordance de temps mal appliquée, une envie irrépressible me prit d’affirmer que ces pieux godillots avaient du mal à appliquer ce qu’ils affirment si… longuement. Ainsi donc, je devrais suivre les conseils de personnes qui ne connaissent même pas la définition du mot mais qui, par un jeu des miroirs virtuels assez impressionnant, donnent de l’écho à ce conseil. Je rigolerais de bon coeur à tant de fatuités, si le ton condescendant employé ne relevait pas de cette même gymnastique faite d’ignorance et d’engouements médiatiques.

Comment appeler autrement ce conditionnement massif et virtuel ? Puisqu’apparemment, jouer les perroquets et suivre les autres servent de caissons de résonance, je ne résiste pas à l’envie de citer Novalis : « On comprendra habituellement mieux l’artificiel que le naturel. Le simple réclame plus d’esprit mais moins de talent que le complexe. »

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34 commentaires

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  2. Ulrich wrote:

    Je te remercie déjà d’avoir pris la peine de commenter.

    Pour le côté pamphlétaire, l’ami Jourde est on ne peut plus approprié, mais je te le concède, il est meilleur allié en mauvaise foi.

    Quant au procédé fallacieux, il existe des journalistes blogueurs ou pas qui aiment reprendre le communiqué de presse de l’attaché de presse ou reçoivent des directives pour dire du bien du dernier quart d’heure de célébrité d’un artiste. C’est une pratique courante. Quant au terme juvénile, j’ai passé hélas cet âge.

    Et les audioblogs ont suffisamment d’influence pour retenir :

    - L’attention de la SACEM ou de la SACD (j’en sais personnellement quelque chose ainsi que d’anciens amis blogueurs ont vu leur hébergement coupé sans autres formes de procès et ce malgré la fameuse petite note)
    - La presse musicale traditionnelle s’est empressée de nous copier pour retenir le peu de lecteurs qui leur restait,

    De même, les audioblogs s’influencent les uns et les autres, donnant la vague impression de vivre au ralenti le United Colors of Benetton. Bref tout ça a le don de me hérisser le poil.

  3. Ulrich wrote:

    Hihi La critique pour les Nuls, par les Nuls.
    ça me rappelle cet excellent blog créé par les gars de Un Violon, un jambon…
    ça me plaît bien cette idée, tiens.

  4. Ulrich wrote:

    Nope, d’autres ont écrit sur la chose aussi. Pas que vous trois.

    Et de toute manière, cet article n’a pas la prétention de révolutionner la quiétude de tout ce petit monde. C’est juste un coup de gueule à plus de sobriété et d’humilité.

  5. Heebooh wrote:

    Quand j’ai vu les blogs et les webzines en papier crépon se relayer sur le sujet, ça m’a plus attristé qu’autre chose. Bientôt, ils vont nous expliquer comment attribuer une note à un disque. D’ici la fin de l’année, on se tapera des titres comme « De l’art de composer un top des albums 2009″. La critique pour les Nuls, par les Nuls. Mais pour qui se prennent-ils ?

  6. rocksteddie wrote:

    « Entendez par là que ces bonnes âmes tueraient pères et mères pour avoir un disque ou une place de concert, gratuitement. De fait, lorsqu’on les lit, on se demande si la sincérité de leur propos n’est pas à mettre au diapason des bienfaits (ou pas) prodigués par l’attaché de presse. »

    Waouh, carrément ! :-D

    Personnellement, j’emploi le mot chronique car j’ai été traumatisée par la « Critique de la raison pure ». L’utiliser pour écrire sur un blog m’a toujours semblé décalé.

    J’comprends que l’emploi du mot chronique peut choquer également dans le cadre d’un blôg, notamment si tu passes d’une chronique de Stiglitz dans le New York Times – j’étudie l’économie, le bonhomme est un de mes manitous – à une chronique de mon blog :-p

    « Ainsi donc, je devrais suivre les conseils de personnes »

    Même si j’apprécie ta technique rhétorique qu’on retrouve dans tous les discours politiques du monde, personne ne force personne à quoique ce soit. Le billet en question est une description de méthodes, et les personnes visées par ce billet sont celles qui auraient envie de se lancer dans la « rédaction d’opinions musicales » (oui?) et qui ne sauraient pas comment s’y prendre.

    Rien d’autre. Il n’y a jamais de « vous devez », « vous devriez », etc…

    http://www.lechoix.fr/autour-de-la-musique/2009/09/18/comment-chroniquer-un-disque/

    Evidemment, ça ressemble à une manière de dire : « Nous sommes les grands manitous de la critique musicale, suivez nos conseils ». C’était le risque. Si ça a servi à quelques personnes, alors ça valait le coup de se faire casser un peu de sucre supplémentaire sur le dos.

    À mon avis (:-P), mieux vaut faire ça que de s’excuser à chaque billet de prétendre faire le travail d’un vrai journaliste.

    « Un chroniqueur, dans le domaine des médias contemporains, est une personne qui rédige régulièrement des articles pour un journal ou une revue, souvent sur un sujet particulier dont elle est reconnue comme experte. »

    Deux choses devraient te faire rire. La première : cette définition est extraite de Wikipédia. La deuxième : « reconnue comme experte ». Hé oui, les blogueurs sont des experts auto-proclamés, et c’est pourquoi ils traîneront éternellement la casserole de la prétention. C’est tragique, mais c’est comme ça.

    Heureusement, la majorité de leur lectorat ne voit que les choses qu’il leur font découvrir et n’ont que faire de sémantique (même si c’est intéressant, la manière dont des termes sont déviés de leur sens originel).

    « Comment chroniquer un disque ? », le point d’interrogation veut dire ce qu’il veut dire et la question reste ouverte.

  7. rocksteddie wrote:

    Bon sang, mais c’est que ça marche le Red Bull, j’suis encore éveillée après mon commentaire précédent ! Petit ajout :

    Pour avoir un peu étudié la blogosphère musicale, en plus d’en faire joyeusement partie, je confirme ce que dit Ben, notre soi-disant influence est tellement minime que le décalage entre ce que l’on peut offrir comme visibilité à des artistes, et les choses qu’on nous propose (interviews, partenariats, concerts et disques gratuits) est tout bonnement incroyable.

    C’est le fait que certains nous prennent pour des experts que la majorité pensent que nous nous prenons effectivement pour des experts. Alors que le simple fait d’écrire sans être payé est une sorte de revendication de notre non-expertise, puisque si on était expert, on serait « consacré » par un chèque en fin de mois.

    Pendant que j’y pense, le malin mercantile est sûrement plus du côté des gros magazines musicaux qui luttent pour leurs espaces publicitaires que pour les blogueurs qui luttent pour ne pas pleurer devant certaines critiques/chroniques/opinions musicales/[insérer ici votre mot préféré]/ des Inrocks.

    ‘faut pas charrier.

  8. JS wrote:

    Moi j’ai rien compris. Vous parlez de quoi là en fait ?

  9. Benjamin F wrote:

    Forcément d’accord avec ce que dit Eddie aussi, y a quand même des cibles plus intéressantes à attaquer que les blogueurs musicaux, même si je comprends qu’il soit plaisant de tourner en dérision le « sérieux » et la « constance » avec laquelle nous perdons du temps à écrire pour personne. Oui parce qu’on va pas se mentir ça me fait une belle jambe d’attirer la Sacem qui de toute façon serait attirer par n’importe quel Skyblogger ;)

    Quant à Heebooh, j’avoue ne pas trop comprendre ton message. Il n’y a eu que trois posts sur ce sujets (Eddie, Words & Sounds et Ramdom Songs) qui a eux trois ont du totaliser une centaine de visites. J’avoue que je trouve ton attaque « Mais pour qui se prennent-ils ? » un peu exagéré. Ça reste juste quelque blogueurs qui ont échangé entre eux leur manière d’appréhender un disque. Encore une fois c’est pas comme si ces articles avaient une résonance.

    Pour ce qui est “De l’art de composer un top des albums 2009″, t’inquiète pas, il parait que certains seraient déjà entrain de se pencher sur la question ;)

    Enfin bon, l’article était intéressant mais je sens que ça va déboucher sur du commentaire bien peu constructif. En revanche, c’est toujours agréable de savoir ce que des mecs comme Heebooh dont on suit le blog régulièrement pense de vous à cause d’un article anecdotique noyé dans une masse d’une centaine de chroniques ;) Enfin c’est pas grave ton blog reste génial et je continuerai évidemment à te lire :p

  10. rocksteddie wrote:

    « le petit manuel du parfait chroniqueur (je caricature mais à peine) »

    Héhé, encore un truc de politique : s’acharner à appeler une chose par ce qu’elle n’est pas, pour que, même fausse, elle soit indissociable de la chose en question dans l’esprit des gens :-P

    Tu me pardonnera la bassesse suivante, mais il est tard :

    Eh ben hé, hein, moi au moins j’demande pas aux gens en octobre quels sont leurs 3 albums préférés de l’année ! Hein ! Nan mais HO! Hé!
    ;)

  11. Benjamin F wrote:

    Oui et puis c’est un coup de gueule marrant, encore une fois, je trouve qu’il s’agit d’un article plutôt cool ;)

    Sérieux y a d’autres gens qu’ont écrit là dessus après ? C’est ouf… vas-y balance du nom !!!

    • Ulrich wrote:

      Surtout que je désigne parfaitement ce qui est. Vous vous n’êtes jamais posés la question du comment pouvait être perçu vos articles ? Ah oui c’est vrai on est entre potes depotes de potes, ça n’a donc pas d’importance. Et bien autant ne rien écrire, dans ce cas là, n’est-ce-pas ? Le café du coin peut très bien faire l’affaire ;-)

  12. JS wrote:

    Vous n’avez pas l’impression qu’au final on adore se regarder le nombril là quand même ?

  13. JS wrote:

    Non mais tout le monde se sent visé quand même. Et ça c’est très drôle.

  14. rocksteddie wrote:

    @JS Ben c’est le problème de pas avoir des milliers de lecteurs, on doit avoir l’impression de s’adresser toujours aux mêmes personnes, donc on se permet des mini-débats inintéressants aux yeux du grand public. C’est le drame de la blogosphère. Trop petite pour exister, trop grande pour déconner.

  15. Benjamin F wrote:

    Bah si justement je crois que c’est le problème si j’ai bien compris ;)

  16. jeromgoodmood wrote:

    Ne serait-ce pas un pas de plus dans l’univers de ce qui caractérise le groupe des journalistes ?
    Entendons par-là le questionnement incertain de l’identité d’un blog, de qui sont les lecteurs (à part les blogueurs et leurs amis), de l’objectivité ou de la validité de la production textuelle, de la qualité d’expert, et de la délimitation de zone excluant/incluant ceux qu’on dénigre, ceux qu’on considère.
    On dirait bien l’amorce d’un débat.

  17. Lucas wrote:

    Je rejoins l’avis d’Eddie de manière générale. Je ne pense pas qu’il faille voir ces fameux « manuel des Castors Juniors de la musique » comme une sorte d’edit. (Le jeu de mot n’est pas voulu, vraiment)

    J’écris quelques « opinions musicales » pour ma pomme de temps à autre et j’étais curieux de savoir comment s’y prenait Eddie pour rédiger ses articles. Je lui ai simplement posé la question et pour étoffer sa réponse, elle a carrément demandé à d’autres « chroniqueurs/blogueurs ».

    Je doute que ces articles soient impératifs (même si je ne les ai pas tous lus). C’est plutôt démonstratif. On a tous recopié un artiste que l’on apprécie avant de créer notre style et de se distinguer du reste.

    Au final, même si certains blogueurs n’ont pas de recul sur leur statut somme toute banal, il faut que nous, en tant que lecteur, en ayons suffisamment pour nous rendre compte d’un abus d’égo ou d’un simple conseil amical.

  18. JS wrote:

    Ce qui est bien avec jeromgoodmood, c’est qu’il a le mérite d’éclaircir les débats.

  19. Rob wrote:

    Qui est le plus pompeux ? Celui qui apporte sa réponse personnelle (et pas du tout péremptoire) à la question « comment chroniquer un disque ? », ou celui qui prend le temps de troller sur un sujet qu’il juge pourtant vide de sens ?
    Félicitations pour la concordance des temps, elle est très bien respectée. C’est déjà ça.

  20. Cylia wrote:

    Personnellement, je trouve ton post relativement hautain et prétentieux… Il est dommage de penser que derrière chaque disque chroniqué, il n’y ai pas de découverte mais juste un blogueur qui n’a pour but que de vouloir récupérer des CDs gratuit… La plupart des gens qui bloguent le font par plaisir alors forcément tout le monde n’a pas lu Proust & Co. et ne chronique (ou plutôt critique) pas comme tu le fais mais je trouve ça vraiment dommage de lire un post comme le tien. Chaque personne est libre de parler de ce qu’il veut sur son blog et à sa manière, c’est un espace personnel… Après tu es libre de les lire ou pas, et trouver la syntaxe-style-argumentation à ton goût ou pas. Mais quel est l’intérêt de cracher sur la blogosphère ainsi… Si tu ne la supportes pas, quitte la et ne l’utilises pas pour lancer ce genre de polémique puérile et inutile parce qu’au final, en lisant tes propos, on a juste l’impression que tu es jaloux… On a juste l’impression que tu remets de l’eau dans le vin, comme beaucoup, sur la concurrence entre les blogs tout ça pour gagner 3 points au classement wikio… Il faudrait juste comprendre que les blogueurs ne sont pas forcément des intellectuels-bobo parisiens à la recherche de la gloire mais plutôt des personnes qui aiment écrire (sans prétention) et qui n’ont pas forcément des actions chez Larousse.

    • Ulrich wrote:

      On avait parié que j’aurai ce genre de commentaires. Bingo !
      Ce qui est bien avec les commentaires est qu’il existe une constante : la pensée binaire, le j’aime/j’aime pas avec ici une variante facho la blogosphère, tu l’aimes ou tu la quittes. Le commentaire creux par excellence qui démontre une incapacité à argumenter lorsque quelque chose ne plaît pas. Assez drôle lorsqu’on pense que les intéressés ont répondu calmement et sur le ton de l’humour, contrairement à certains blogueurs/lecteurs qui eux manquent totalement de recul ou l’ont lu en diagonale.
      Mais le pamphlet est ainsi fait que certains voient rouge au lieu de voir bleu et s’habille du manteau de l’outragé.

      En tout cas, merci pour cet éclairage particulier sur ma jalousie présumée. Celle-là, je l’avoue, elle m’a fait rire.

  21. Cylia wrote:

    De rien ! Le parti fasciste congolais ferait n’importe quoi juste pour lire encore et encore les absurdités que tu écris… Mais bon c’est sûrement mon esprit manichéen qui me joue des tours…

    • Ulrich wrote:

      Absurdités ? Mais au lieu de répéter à l’envie ce type de commentaire usé jusqu’à la moelle (le fameux jeu de miroirs), faîtes preuve (oui désolé je ne vous connais pas, donc je ne vous tutoie pas) d’un peu de réflexion ou mieux sachez lire, déjà ça vous évitera d’interpréter de travers.

  22. Cécile wrote:

    Je savais qu’écrire un billet « comment chroniquer un disque ? » me ferait voir toutes sortes de réponses, et je savais que le revers de médaille faisait partie du jeu. Il y a mille et une chose passionnantes à dire sur ce billet très bien écrit, mais une phrase me fait juste bondir de mon siège : « Entendez par là que ces bonnes âmes tueraient pères et mères pour avoir un disque ou une place de concert, gratuitement. De fait, lorsqu’on les lit, on se demande si la sincérité de leur propos n’est pas à mettre au diapason des bienfaits (ou pas) prodigués par l’attaché de presse ». Merci de faire de nous des affreux qui ont faim, rêvent de se voir à la tête de Wikio (parce que c’est bien de ça dont tu parles sans le nommer) et qui se prostituent pour avoir un disque, merci infiniment. Je vais y réfléchir tiens, je vais proposer à certains labels des paiements en nature pour avoir un disque au format numérique/digital. Je pense que ça va vraiment les intéresser. Soyons sérieux 5 minutes.

    Ce que ce billet m’inspire c’est qu’il renforce l’idée que les blogueurs sont élitistes, nombrilistes, alors que certains d’entre nous ne font que se poser des questions toutes bêtes, et font rayonner avec sincérité des artistes qui les touchent. Je crois que dans nos réponses, aucun de nous n’a eu la prétention de répandre la bonne parole. La seule prétention que j’ai eu, c’est de croire que le sujet « comment chroniquer un disque ? » intéresserait tout le monde, alors que beaucoup de lecteurs/blogueurs n’attendent que des sujets purement musicaux. Là je me suis plantée, et c’est bien. Parce que ce qui m’intéresse c’est de me poser des questions, de me planter, c’est mon apprentissage de la vie.

    • Ulrich wrote:

      Il existe une dérive qui atteint le petit monde de la blogosphère, il s’agit bien de ce que j’ai écrit. Maintenant, comme je nomme personne, si certains se sentent visés, c’est leur problème, pas le mien. Et pour tout dire, c’est parti d’un bref échange avec Benjamin, ce qui au le don de m’agacer, car même au temps de This Women Coil, j’ai toujours refusé ce genre de compromission. Mais ce n’est pas ce qui m’a poussé à écrire ce texte, car comme je l’ai dit, vos articles ont fait des petits et ces hoquets de trop sont pénibles. je veux bien que tout le monde s’inspire des autres, mais c’est comme lire la même critique musicale d’un blog à l’autre, dix fois de suite et ça lasse.

      Et pour répondre à Thibaut, mais il a provoqué un début de débat l’article, en dehors de l’attitude courroucée habituelle des tenants et non aboutissants.

  23. Thibault F. wrote:

    Hello,

    Ton article aurait certainement eu plus de force s’il avait proposé un débat, encore que tout le monde se branle du petit monde des bloggeurs. Il ressemble davantage à une critique un peu facile et rageuse bordé d’un joli enrobage. Une belle leçon de morale qui aurait mérité quelques aux intéressés, mais certainement pas un post.
    J’ai été le premier à m’insurger très gentiment devant les « leçons de chroniques » par nos camarades, mais enfin cela ne méritait certainement pas un lynchage un peu gratuit, qui, au final, s’inscrit toujours dans l’idée que les bloggeurs forment un sphère impénétrable avec leurs amours, leurs guerres et leurs points de côtés.
    Mais quelle importance bon sang. De l’essence de ta critique à la critique elle-même, tout est si futile.
    On se croirait à une discussion de comptoir entre quelque individus rendue publique. Et le public s’en fout royalement.

    Accessoirement, je me demande quelle démarche était la plus prétentieuse. S’expliquer sur « Comment chroniquer un disque » ou ta critique. En me fiant aux attitudes de chacun, je dirais la tienne.

    Thibault F. – La Quenelle Culturelle – 89ème au classement Wikio et qui reçoit des disques gratuits.

  24. KMS wrote:

    J’aime beaucoup le commentaire qui dit (je cite) « Chaque personne est libre de parler de ce qu’il veut sur son blog et à sa manière, c’est un espace personnel…  » et qui te reproche de l’avoir fait finalement, mais c’est aussi parce que j’aime bien faire un peu de mauvais esprit.

    Je constate aussi en souriant (et ce n’est pas méchant) que tout le monde clame haut et fort se foutre du classement wikio mais les mêmes nous informent et commentent ce même classement tous les mois.

    • Ulrich wrote:

      @KMS oui j’ai apprécié à sa juste valeur, le fait que l’on m’interdise de m’exprimer sur mon propre blog. Mais comme le disait une connaissance commune, cet article va faire réagir les intéressés (done) et les pas intéressés (done).
      En fait, les réactions de la blogosphère sont assez prévisibles.

      [edit : Et comme je suis seul maître à bord de ce blog, je ferme donc les commentaires, la suite des insultes peuvent se faire sur Twitter ou par mail]

  25. JS wrote:

    Moi j’adore le classement Wikio, je pense que ça fait longtemps que j’aurais arrêté de bloguer sans lui.

  26. Ulrich wrote:

    Je joue certes sur la sémantique et pour cause. Mais la bonne blague est, comme tu le soulignes, que tout le monde s’en fiche du comment chroniquer un disque ? Car pourquoi ne pas écrire alors un papier sur « Comment écouter un disque ? ». Ça relèverait de la même incongruité prétentieuse mais au moins ce serait plus drôle. Si une personne veut se lancer là-dedans qu’elle se lance. Ce n’est qu’en pratiquant qu’elle trouvera et son rythme, et son ton et son style et pas en lisant le petit manuel du parfait chroniqueur (je caricature mais à peine).
    Je retiens néanmoins ton terme « opinion musicale » qui est nettement plus approprié, que chronique et critique.

  27. Ulrich wrote:

    Je connais les affres de l’audioblogueur de fond. Je pratique depuis 5 ans, un temps où nous étions à peine une trentaine d’audioblogueurs français, avant que tout le monde n’y aille de son bout de chandelle. J’ai donc vu comment évoluait ce petit milieu, de l’intérieur. On a même quelque peu grincé des dents lorsque l’un d’entre nous avait été invité par le ministre de la culture à causer de DADSVI. Il nous avait lors traité de disquaire du net, car, avec nos petites fiches quasi quotidiennes, on nourrissait une passion certaine. Mais on n’avait pas la prétention de dire comment faire aux autres, chère Eddie ;) Ils se sont lancés tous seuls comme des grands.

  28. Ulrich wrote:

    @jeromegoodmood
    je ne te répondrai que sur quelques points, il est tard et le cerveau commence à fatiguer.
    Sur l’identité d’un blog, tu as deux manières de la découvrir à mon sens : par une ligne éditoriale précise ou par un style qui s’affine au fil du temps. Les deux n’étant pas incompatibles, loin de là et même fortement recommandés.
    Sur la qualité d’expert, je récuse ce terme : je suis un passionné de musique, point. Et même si c’était mon métier, je ne me permettrai pas de m’ériger en penseur de la loi unique. Enfin j’espère.
    Et sur la zone délimitant ceux que l’on exclut à ceux que l’on inclut : c’est un jeu dangereux, qui nuit à la presse musicale (et pas que) et par ce petit jeu du « je te tiens par la barbichette », ça conduit au dénigrement de la musique elle-même.

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