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Alexander Hacke – Sanctuary

Alexander Hacke
Depuis plus de vingt ans, la silhouette d’Alexander Hacke hante les champs improbables de la musique contemporaine. Pilier incontestable du son d’Einstürzende Neubauten qu’il rejoignit à l’âge de quinze ans, on connait peu l’oeuvre en solitaire de ce musicien qui se réduit pour l’instant à trois disques : Hiroshima, Filmarbeiten et le dernier en date, Sanctuary. L’ancien petit ami de Christiane F. signe avec ce dernier un disque exempt de toute influence sous influence. Il est le fruit d’un voyage qui dura quelques quatre ans, entre l’Europe et l’Amérique du Nord, et de collaborations diverses avec de nombreux amis musiciens issus de différentes cultures musicales.

Sanctuary, 1995
Sanctuary est donc à prendre comme le carnet de route d’un homme, qui balaie son horizon musical reliant le funk froid, les touches industrielles, le blues, les rythmes orientaux avec une sincère singularité vorace. Douze morceaux plus loin, on s’interrroge sur l’étrange objet que l’on vient d’écouter, on croit avoir croisé tous les vieux fantômes d’un rock militant et calculateur et l’instant d’après, l’ombre de William Burroughs s’invite dans un dialogue cosmique. On en reste quelque peu déboussolé. Sanctuary ou le condensé extrême de cinquante ans de rock digéré et redistribué à une allure industrielle : de ce Sonntag chaloupé en passant par un Per Sempre Butterfly d’anthologie chanté par une Gianna Nannini au sommet de sa forme, la musique d’Alexander Hacke se veut intense, déroutante et organique.
Un disque magmatique. Son épaisse enveloppe englobe l’auditeur dans une bulle et seul un lien ténu nous unit encore à l’extérieur : ce simple filet d’oxygène.
[A écouter]
Popularity: 4% [?]



















Ca donne vraiment envie.
Merci, j’y cours.
Je te dirai dans quelques mois.
Il va falloir l’écouter quelques dizaines de fois avant de l’apprivoiser environ.
Oui il faut l’écouter plusieurs fois même si Per Sempre Butterfly est le morceau le plus « facile » d’accès. Tu me diras ce que tu en penses.